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Claude François – Premier peintre de l’histoire du Québec

Claude François - Premier peintre de l'histoire du Québec

L’art visuel de la Nouvelle-France à aujourd’hui

De par la présence autochtone continue à travers son histoire, le Québec compte de nombreux artistes autochtones et une grande quantité d’œuvres des Premières nations, Inuit et Métis.

Plusieurs musées possèdent des collections importantes d’arts autochtones comme le Musée national des beaux-arts du Québec, Musée des beaux-arts de Montréal, le Musée de la civilisation, Pointe-à-Callière et le Musée McCord. D’autres musées et centres d’interprétations historiques sont spécialisés dans les art autochtones comme la Maison amérindienne, le centre d’interprétation du site Droulers-Tsiionhiakwatha, le musée des Abénakis, le musée huron-wendat, le musée amérindien de Mashteuiatsh et le musée Daniel-Weetaluktuk.

Musée des beaux-arts de Montréal

Collection Brousseau du Musée national des beaux-arts du Québec

Au temps de la Nouvelle-France, la production picturale est principalement importée de France, la colonie n’hébergeant pas encore d’artistes peintres professionnels. Le marché est trop petit pour permettre la survie d’un artiste dans la vallée du Saint-Laurent. Ainsi, plusieurs œuvres peintes datant de cette période aujourd’hui présentes dans les collections des musées québécois furent exécutées en France par un artiste inconnu, puis roulées et importées par bateaux. Même les gens plus aisés faisaient la traversée pour faire exécuter leur portrait en France.

Une grande part des œuvres peintes datant d’avant 1800 qui sont parvenues à nos jours sont des œuvres à caractère religieux. Toutefois, les recherches ont démontré qu’il existait des œuvres profanes, mais que les conditions de conservation ont fait en sorte que ces œuvres ont aujourd’hui disparues.

Premier peintre de l’histoire du Québec

Claude François, plus connu sous son nom en religion de « Frère Luc », né en 1614 à Amiens et mort le 17 mai 1685 à Paris, est frère franciscain récollet et artiste peintre français.

Biographie

Après avoir appris un peu du dessin et les premiers principes de l’art de peindre, Claude François alla se perfectionner à Paris auprès de Simon Vouet. Dans l’atelier de ce maître, François avait contracté la plus fidèle, la plus immédiate manière de son maître, et il la garda toute sa vie. Il paraît cependant que de Paris il était allé à Rome, pour y prendre le goût des grands maîtres, et c’est là qu’il aurait peint, à l’âge de vingt ans, une Assomption de la Vierge pour le maître-autel des Jacobins d’Amiens; ce tableau, copié d’après Bassan, était estimé en 1635, six mille écus.

De Rome, Claude François revint à Paris, où il ne tarda pas à se faire une réputation flatteuse. Malgré les avantages que lui promettaient ses talents, il prit l’habit religieux, à l’âge de trente ans, chez les Récollets du faubourg Saint-Martin, où il prononça ses vœux en 1644.

Saint Bonaventure

Claude François dis Frère Luc (1614-1685)

Saint François à la collégiale de Châlons

Claude François dis Frère Luc (1614-1685)

On raconte qu’étant tombé du haut du pont du Cange dans la Somme, à l’âge de douze à quinze ans, il n’échappa à la mort que par une espèce de miracle, et que, pour en témoigner sa reconnaissance à la Vierge, il avait promis de se faire récollet. Ayant exécuté cette promesse, il peignit, pour en conserver la mémoire, un tableau représentant l’événement qui détermina l’entrée de l’artiste en religion. On y voit saint Augustin qui présente un enfant mort à la Vierge et à l’enfant Jésus ; derrière la mère de Dieu, frère Luc élève un tableau qui le représente tombant du haut du pont du Gange dans la Somme. Plus d’une fois, l’archevêque de Paris, Hardouin de Perefixe, lui offrit de l’ordonner prêtre, mais la pieuse humilité du frère Luc se borna à recevoir le diaconat.

Il fut envoyé au couvent des Récollets de Châlons-en-Champagne.

Frère Luc fit un bref séjour au couvent des Récollets de Lesneven, puis se rendit, au début de 1670, à Québec, où il séjourna plusieurs mois sous l’intendance de Jean Talon, dont il fit le portrait, peignant plusieurs tableaux religieux et œuvrant, comme architecte, à la reconstruction du monastère de Québec et à l’établissement des plans pour le séminaire de Québec.

De retour en France, fin 1671, il assista Nicolas Poussin lors de la décoration de plusieurs salles du Musée du Louvre à Paris. La chapelle de l’hôpital de Sézanne, conserve plusieurs œuvres de lui, il séjourna quelques années au couvent de cette ville qui devint hôpital. Les toiles constituant un retable qu’il réalisa pour la chapelle du couvent des Récollets à Châlons-en-Champagne, Marne, sont aujourd’hui visibles dans cette ville, pour partie au Musée des beaux-arts et d’archéologie de Châlons-en-Champagne et pour partie à la Collégiale Notre-Dame-en-Vaux. Son dernier tableau connu est la Notre-Dame du Rosaire, peinte en 1680 pour la chapelle de la Salpêtrière.

Il eut comme élèves Roger de Piles, Arnould de Vuez et Claude Simpol.

Le Christ dicte la règle à saint François

Claude François dis Frère Luc (1614-1685)

Mise au tombeau

Claude François dis Frère Luc (1614-1685)

Souces: fr.wikipedia.org

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