J’ai toujours été fascinée par les animaux et c’est par mes œuvres que je transmets ma passion pour la vie animale. Un de mes sujets préférés est l’oie domestique, tout simplement parce qu’elle ressemble à l’humain, étant grégaire et bipède. Je me permets de l’humaniser dans son attitude et sa physionomie, sans changer sa morphologie, par respect. Ces petites oies me permettent de passer par l’humour afin de conscientiser les gens au fait que les animaux sont des êtres vivants doués de sensibilités et d’émotions. Je préfère favoriser l’animal au détriment de la précision de son milieu. Je me plais à jouer de couleurs et de textures qui ne font que suggérer l’environnement. La nature, les parcs animaliers et les éleveurs sont mes lieux d’observation. Il est des plus importants, pour moi, de bien connaître mes sujets d’étude, ce qui me donne beaucoup de liberté. Je prends le temps de les observer, de comprendre leurs mouvements, leur morphologie ainsi que leurs comportements. Avec le réchauffement climatique, les incendies et les catastrophes, je suis plus que préoccupée par le sort de l’humanité et des animaux. L’exposition solo « Vie éphémère » qui s’est terminée en décembre 2021, se veut d’être une prise de conscience sur l’importance de respecter et de préserver toutes espèces vivantes. J’ai le projet que cette exposition grandisse et devienne itinérante afin d’interpeller plus de gens et susciter l’intérêt de protéger nos écosystèmes.